REVELATIONS DE JUNIOR GBAGBO SUR LA CPI: Comment il fut emmené.

Mi 2015 je reçois l’appel d’un agent de l’ONUCI me disant qu’il faut que j’aille témoigner. Je dis témoigner ou? Il ne me donna aucune réponse. Après une dame de la CPI m’a appelé me disant de témoigner et qu’elle viendrait vers moi. J’ai donc donne ma position et elle est venir vers moi. Elle m’a dit qu’elle voudrait forcément que je témoigne car si je ne témoignais pas, la vie de ma famille et de moi-même seraient en danger. Mais aussi qu’elle voudrait que je témoigne contre le président GBAGBO, chose qu’elle ne m’a pas dit ouvertement. Mais je l’ai senti. Ils ont commencé à me faire des cadeaux (Portables, l’argent, aides, habits et tout). Moi je m’en foutais. En ce moment l’audition pour mon témoignage n’était pas encore fait. Mais lors des échanges elle n’était pas satisfaite de mes réponses car la vérité que je donnais ne l’arrangeait pas. Pour me blaguer, La CPI m’a envoyé au Maroc faire un long temps là-bas. Je ne manquais de rien.

La même dame est venue me rejoindre là-bas, me posait des questions mais elle n’était pas satisfaite car je n’accablais pas mon père GBAGBO. Après ça la CPI m’a envoyé au Sénégal, j’y suis resté 2 mois et c’est là-bas que mon interview fut faite. Ils m’ont tourné après m’ont ré-envoyé à Casablanca. En effet, ils ne voulaient pas me faire témoigner car ils avaient peur que je blanchisse le président à la Haye. Ils m’ont promis voiture, maison, et assez d’argent si je témoignais contre mon président GBAGBO. Ma femme m’a dit notre président c’est LAURENT GBAGBO, ne va pas le vilipender ou le salir à cause de l’argent. Même si on n’a rien pour s’occuper des enfants, RESTONS DIGNES. Nous nous sommes rendus pour une première fois même à la Haye avec la dame de la CPI sans toutefois savoir que c’est la procureur qui me poserait des questions, j’y ai fait même 2 semaines. C’était prévu que je passe mais ils m’ont ramené à Dakar parce qu’ils ne savaient pas si je ferai leur affaire. C’est ainsi que je me suis fâché et m’ont programmé pour le témoignage.

Arrivé sur les lieux, on m’octroya un avocat noir. Ce dernier m’a dit JUNIOR je sais que tu n’as pas dit la vérité au procureur mais n’ait pas peur d’eux, dis la vérité ici. Blanchit le président GBAGBO. Nous sommes tous africains et il faut que la vérité soit dite.

C’est ainsi que le premier jour de témoignage j’ai expliqué comment les choses se déroulaient. Après ce premier jour j’ai eu les félicitations du bureau du procureur avec un peu d’argent et tout.

Les autres jours qui ont suivi en rentrant dans les détails j’ai dit la vérité sur le président GBAGBO. A partir de ce jour la CPI ne s’occupait plus de moi, ils ont bloqué mon passeport, m’ont arraché tous les portables et appareils qu’ils m’avaient donné. Ils m’ont remis 60€ pour le reste de mon séjour. Je me suis donc plaint au juge qui a exigé qu’on me redonne mon passeport. C’est par la suite que ma femme m’a envoyé de l’argent.

Je suis rentré avec 0fcfa sur moi. Tout ce qu’ils avaient promis ils ne m’ont rien donné. Mais je voulais leur dire que je m’en fous car j’ai dit la vérité sur mon président et j’ai sauvé ma dignité. J’aime GBAGBO et pour rien au monde je le laisserai. Je ne fus même pas appelle depuis que je suis venu par la CPI. Jamais je ne trahirai mon GBAGBO.

Ils m’ont arraché tous les habits de froid. Le froid m’a bien chicoté et depuis j’en souffre. Mais pour GBAGBO je garde ma dignité…

 

Un recit de Junior Gbagbo

More from us