LE GENERAL DOGBO BLE CRIE SA COLERE A LA BARRE AU PROCES DE YOPOUGON

(1) Général DOGBO BLE: Monsieur le président j’exprime mes compassions à toutes les victimes et à leurs familles proches.

Toutes mes pensées à mes militaires de la garde républicaine. Je suis fier de vous et jamais je ne vous oublierai car vous êtes tombés comme des vrais hommes. Je ne vous oublierai pas.

J’ai la conscience tranquille devant vous mr le président. Je suis en paix et j’ai la conscience tranquille. Pas pour frustrer les familles des victimes. Je suis INNOCENT et je prouverai cette INNOCENCE.

Je parlerai de 3 faits majeurs qui prouveront ce qui s’est passé le 04 avril 2011

* La guerre que la cote d’Ivoire a connue, a été déclenche par la partie militaire par la force licorne et l’Onuci. Avec les chars, ils ont attaqué les lignes de front. Quand ils ont commencé, le président GBAGBO s’est approché de moi et m’a dit: Les Français sont en train d’attaquer vos camarades au front , mais vous demandez aux camarades de ne pas toucher aux français. Ne leur donnons pas ce prétexte. Depuis avril 2011 nous on savait que les français cherchaient un prétexte donc nous n’avons pas réagi…

* Quand la situation sécuritaire a commencé à se dégrader, le CEMA a décidé de mettre en place un nouveau dispositif sécuritaire. Et ce dispositif sécuritaire a consisté à diviser le district d’Abidjan en 6 zones en CO. Dans chaque CO dans son secteur de compétence ‘avait des troupes. Le CO qui se trouvait au palais présidentiel ne fut Pas mis pas Le général DOGBO BLE mais le chef d’Etat-major. Les officiers qui travaillaient dans ses CO ont été envoyés par le Chef d’Etat-major et non par Dogbo Blé. Donc les 6 zones opérationnelles ont été mis sous l’autorité par le commandant des forces terrestres, le Général Detho letho. Je veux dire seulement que le CO était dans l’illégalité et non a été créé par le général Dogbo pour tuer les français.

* L’hôtel NOVOTEL est un édifice qui se trouve dans la commune du plateau. Au plateau le 04 avril il y avait des batailles de guerres. Dans cet édifice il y avait des français. Alors comment comprendre que dans un édifice qui se trouve au cœur des combats des français s’y trouvent? On connait la France… Alors comment comprendre que l’ambassade de France n’ait pas envoyé des hommes pour protéger leurs français et ressortissants? Ceux qui sont allés à Novotel sont des bandits et non Dogbo Blé. Ils ont opéré avec tout le temps sans que l’armée n’intervienne.

Si moi je voulais tuer les gens j’allais les faire en dehors de la présidence et partout à Abidjan. Il y a beaucoup d’espace pour les tuer pour qu’on n’ait pas de traces.

Ces commandos qui sont allés attaquer n’en sont pas? C’est quoi ces commandos là? Ceux qui sautent les clôtures avec une kalash? J’en ris. Quand on dit COMMANDO c’est nous.

Moi je veux que vienne témoigner L’ambassadeur de la France, le responsable de la force licorne, le responsable de l’Onuci, le responsable de l’armée française à NOVOTEL. Qu’on les appelle à la barre.

(2) Genéral DOGBO BLE: Yves Lambelin était l’ami du président LAURENT GBAGBO. C’était un de ses grands amis. Alors le président qui demande de ne pas toucher les français et moi je verrai le grand ami de GBAGBO qu’on trimballe et je ne ferai rien. Mais MERDE, respectons-nous…

Les gens disent qu’on a vu Dogbo Blé parmi les caméras de la présidence en train de tuer Yves Lambellin, mais c’est FAUX. Il n’y avait jamais eu de caméras à la présidence. Il n’y a jamais de salle de caméras à la présidence. C’est FAUX.

Ils ont dit que dans l’ordonnance, le Ministre Alcide Djédjé m’a donné l’ordre de libérer Yves Lambellin et j’ai refusé. Mais qui est Alcide Djédjé pour me donner un ordre? Je ne suis pas un diplomate. Alcide Djédjé donne les ordres aux diplomates et le ministre de la défense donne les ordres aux militaires.

Le ministre Djédjé m’a effectivement appelé et m’a dit : Mon GENERAL je viens de recevoir un coup de fil de l’ambassadeur de France. Il me dit que des français ont été arrêtés et qu’on les a envoyé au palais.

Et le ministre Djédjé était aux côtés du président quand il m’appelait, alors si je mentais ou si j’avais attrapé les blancs, il rendrait compte au président.

Je suis à ce procès pour une question d’honneur et de dignité de grand combattant…

(3) Le 04 avril dans l’après-midi j’étais au bureau. Toute la nuit passée j’étais à la résidence pour assurer la sécurité du président la république. Pendant cette crise, où le président n’était pas au palais, j’étais à la résidence. Pendant que je m’y rendais c’est là que le ministre Alcide Djédjé m’appelait.

Et là j’ai entendu une grande détonation c’était tellement fort que j’ai tressailli. Et mes gardes corps sont venus me dire: MON GENERAL c’est l’onuci qui nous attaque.

Je suis donc descendu et j’ai vu 3 hélicoptères tiré à grandes forces sur le palais car nous sommes attaqués. Il y avait un de couleur blanche et deux de la force licorne. C’était des Mi-24…

J’ai pris donc mon appareil pour appeler tous mes éléments sur le terrain et leur ai dit que nous sommes attaqués et qu’ils prennent courage sur le terrain.

Les hélicoptères ont fait plus de 15 minutes sur le palais et quand ils ont fini ils sont partis sur la résidence du président de la république. Et pendant le bombardement de la résidence, il y avait le président, la première dame, les enfants et les petits enfants y étaient.

Après ils sont allés se reposer et sont revenus jusqu’à 3 fois. Les hélicoptères ont attaqué le palais présidentiel à 3 rotations. J’ai appelé après le colonel Ahouman pour savoir comment allaient le président et sa famille a la résidence? Il m’a donné un bilan catastrophique et il y avait plus de 40 morts.

Moi en tant que général je savais qu’après une attaque aérienne il y aurait une attaque à terre donc je me motivais.

En même temps le colonel modi m’a appelé pour me dire que y avait des blancs qui étaient au palais et qu’ils seraient morts. J’ai marqué un temps d’arrêt et j’ai dit mais qui les a envoyés?

Le colonel Modi est revenu plus tard dans mon bureau et me l’a dit encore. J’ai dit: «bon OK Sortez discrètement les corps et envoyez-les hors du palais. Cet ordre c’est moi qui l’ait donné. Je le reconnais et pour mon honneur de général, je ne vais pas le nier car je suis un GENERAL et le CHEF.»

Je m’explique: Cet ordre je l’ai donné au téléphone, je n’ai pas caché. J’ai donné cet ordre pour des raisons de sécurité. Car y avait toujours des combats dans le plateau et je ne voulais pas perdre mes hommes. Aussi quand vous commandez des hommes il faut être fort psychologiquement. Les hommes de combat étaient bouleversés parce que y avait eu des frappes aériennes et mes hommes avaient perdu leurs amis. Je leur ai donc dit de FAIRE SORTIR LES CORPS.

Nous n’avons pas voulu cacher les corps sinon on l’aurait fait.

(4) Le Général DOGBO BLE termine son speech : Je voulais dire pour conclure que si monsieur Yves lambelin et ses compagnons sont morts, c’est parce que la France et la licorne ont voulu que ces blancs meurent, et pas n’importe où? Mais au palais présidentiel…Sinon ils auraient empêché ces rebelles au NOVOTEL. C’est de leur fautes si ces blancs sont morts.

L’ambassadeur de la France n’était pas un diplomate mais était là en tant que Chef de guerre. Il nous accusait à tort.

C’est l’histoire et le bon DIEU qui jugeront l’ONU et la France. Que la FRANCE et l’ONU l’assument. Mais qu’on ne rejette pas tout sur le GENERAL DOGBO BLE.

J’appelle l’ambassadeur de France à la Barre. Car l’ambassadeur savait à 30% que ces hommes étaient au palais. L’ambassadeur de la France était mouillé.

Le combat continue…Aux ivoiriens SOYEZ FORTS.

Le Général soulève la foule: «En tant que GENERAL j’ai eu toujours la maitrise sécuritaire du palais présidentiel. Je le reconnais. J’ai défendu le palais présidentiel corps et âme jusqu’au 11 avril. Malgré les frappes aériennes le Général DOGBO BLE et ses hommes ont surveille le palais et ont détruit toutes les forces obscures. Depuis les bombardements français jusqu’à l’arrestation du président, le palais ne fut pas pris par les ennemis. Mes hommes étaient formés au combat et ils étaient très forts.

J’ai combattu avec le cœur. Quand y avait un combat sur un front je m’y rendais, parce qu’il fallait que les hommes me voient. JE SUIS UN HOMME DE TERRAIN.»

 

Léo Cote d’Ivoire III

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