LE GENERAL DOGBO BLE BLANCHIT PAR SON ADJOINT, LE COLONEL ABY JEAN

Le colonel Aby Jean (Commandant en adjoint de la G.R): J’ai une information à donner: Le NOVOTEL était un point de regroupement de français pour leur évacuation pendant la crise. Donc le NOVOTEL était bouclé par les nombreux chars français. Et donc, si les gens ont eu accès au NOVOTEL c’est que soit il y a eu négligence ou il y a complicité.

Le lundi 04 avril à partir de 10 heures je dormais et je m’étais réveillé autour de 14 heures. Lorsque je me suis réveillé je me suis entendu sur notre poste une manœuvre vers le port fruitier et cette manœuvre était fait par le commandant Kipré.

J’ai appelle mon chauffeur qui m’a accompagné vers le Mirador (Une voiture de combat) et j’ai suivi cette manœuvre. Et quand la manœuvre se déportait vers Sebroko, moi je me suis arrête vers la piscine. Je suis remonté sur le mirador pour retourner au palais.

Vers 17 heures, dès que je suis arrivé, j’ai entendu un tir de roquettes qui a abimé le mirador sur lequel j’étais monté. Si j’attendais 5 minutes je serais atteint mais l’homme qui y était a eu tout le bras pété.

Je me suis donc rendu immédiatement chez le général DOGBO BLE à son bureau. Il n’y était pas. Je me suis mis à changer notre plan de défense parce que le plan qu’on avait ne tenait plus puisque la LICORNE et la FRANCE s’y étaient impliqués directement.

Et dans mes recherches, J’allume le poste radio, et c’est à cette radio que j’ai entendu qu’il y a des éléments de la G.R qui étaient allés chercher des blancs au NOVOTEL.

J’ai appelé un de mes hommes et je lui ai demandé s’il avait entendu ce que se disait sur RFI il a dit OUI.

J’ai donc appelé le Colonel Modi, au PC, mais sur le fixe personne ne décrochait. Je me suis donc rendu au PC. Je l’ai vu et il m’a dit que tout allait bien chez lui.

Plus tard je suis retourné chez le Général Dogbo blé et je lui ai demandé s’il était au courant de la mort de blancs, il m’a dit NON.

Mais comme le combat n’était pas terminé, je suis retourné vers mes hommes pour leur donner les plans de combat. Et nous y sommes restés jusqu’à ce 22hrs-23 heures où les combats se sont terminés.

Le lendemain j’ai eu une petite séance de travail avec le général. Il m’a demandé si je savais comment est-ce que les gens ont pu rentrer au palais parce qu’il n’arrivait pas à comprendre. Il m’a demandé aussi pourquoi les français ont bombardé s’ils savaient que leurs ressortissants y étaient? Voulaient ils leurs morts?

Il m’a demandé aussi de donner les instructions de faire évacuer tous ceux qui étaient venus à la présidence, lors des ralliements des militaires, et que seuls nos hommes devraient y rester.

Plusieurs fois, le 04 avril 2011, j’ai vu le Général DOGBO BLE, et il n’a jamais donné d’ordre d’aller prendre des otages, les tuer et les sortir discrètement. Le GENERL n’a jamais donné d’ordre.

 

Une retranscription de Léo Cote d’Ivoire III

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