Découverte d’armes chez un Pro-SORO : De la culpabilité exclusive des mercenaires-mutins!

À première vue, ils sont très peu nombreux à résister à leurs émotions : «Comment peut-on garder une telle masse d’armes chez un citoyen ?”

Aussitôt, dès que Dramane Ouattara eut fini par solder les comptes avec ses mercenaires de 2010-2011, et sans nulle nécessité de la justification de l’origine de cette manne qu’il vient de déverser sur ceux-ci, l’homme nous annonça une enquête régulière diligentée par la gendarmerie au sujet des armes qui auraient été découvertes par ces anciens mercenaires, lesquels, importe-t-il de le rappeler, s’étaient mutinés pour non-exécution de sa part d’obligation par Dramane Ouattara.

Mais, peut-on vraiment judicieusement mettre le droit à contribution dans une affaire de total non droit, en regard, et de la non qualité des auteurs de la découverte présumée des armes chez Souleymane KAMAGATE dit Soul To Soul, chargé de Protocole de SORO Kigbafori Guillaume (I), et de l’illicéité de cette intrusion des mutins chez le «perquisitionné» (II), et du doute sérieux et légitime qui en découle (III)·

DU DEFAUT DE QUALITÉ DES AUTEURS DE LA «PERQUISITION» CHEZ SOUL TO SOUL

Il demeure constant que toute cette affaire est née d’une prétendue intrusion des mutins au domicile de Monsieur Souleymane KAMAGATE, lesquels mutins y auraient découvert un arsenal de guerre qu’ils auraient entièrement emporté.

A supposer que la preuve de l’intrusion de ces anciens mercenaires chez ce proche de SORO soit établie, comment le gouvernement Ouattara parviendrait-il à tirer avantage d’une telle opération, réalisée par des personnes en rupture avec la légalité, sans commencer par réprimer celles-ci ?

En vertu de quels qualité et droits, les anciens mercenaires de Dramane Ouattara auraient-ils agi au domicile de Monsieur Souleymane KAMAGATE ?

Justifiaient-ils des qualité et droits à agir comme ils l’ont fait ?

Peut-on vouloir faire sévir les rigueurs du droit sans commencer par l’interpellation justifiée de ceux qui se sont illicitement retrouvés dans le domicile d’un citoyen ?

II – UNE INTRUSION TOTALEMENT ILLÉGALE AU DOMICILE DE SOUL TO SOUL

L’on a beau s’émouvoir face à ce dossier, mais lorsqu’il s’agira de convoquer le droit, tout le droit dans cette affaire, et ce, à mille lieues des intrigues politiciennes, la marge de manœuvre de ceux qui voudront judiciairement traquer Soul To Soul, demeure quasi inexistante.

En effet, on ne saurait opposer le fruit d’une perquisition à un citoyen qu’autant que ses droits eussent été méticuleusement préservés dans sa réalisation.

Car, il est de principe que nul ne peut bâtir le droit sur du non droit.

Sur l’occurrence, s’agissant de la perquisition, il est de règle que seule l’intrusion dans un domicile, d’un officier de police judiciaire (le Procureur, ses substituts, le Commissaire et ses officiers, le Commandant de la gendarmerie et ses officiers de police judiciaire), en vertu d’une décision du juge des libertés, avec le consentement du propriétaire ou de celui trouvé sur place, la rend valide, sauf dans le seul cas de la flagrance.

Et, lorsque ces droits vis-à-vis du perquisitionné ne sont pas respectés, nous nous retrouvons tout simplement dans une parfaite atteinte à l’inviolabilité du domicile.

Plus grave, comment opposerait-on valablement les résultats de telles recherches illégales à Soul To Soul ?

III- DU BIEN FONDÉ DU DOUTE SUR LES RÉSULTATS D’UNE PERQUISITION ILLEGALE DES MUTINS CHEZ SOUL TO SOUL

Les premiers témoignages font état de ce que, absent de son domicile, lorsque Monsieur Souleymane KAMAGATE avait été informé de la présence de ces individus (mutins) à son domicile, sans son consentement, il avait saisi les autorités régulières de police en vue de constatation aux fins de droit.

Mais, celles-ci ne seraient pas intervenues pour préserver ses droits.

Il en résulte, dès lors, que toutes les découvertes d’armes supposées à son domicile l’ont été hors sa présence.

Par voie de conséquence, comment les prétendus résultats d’une opération de perquisition, ayant, en amont, dangereusement méconnu les droits inviolables de Soul To Soul, pourraient-ils lui être valablement opposés ?

Au regard de ce qui précède, l’argument de Soul To Soul selon lequel, toutes ces caisses ont été transportées, pour les besoins de la cause, à son domicile, manquera-t-il de pertinence ?

Quelle enquête viable contre Soul To Soul, qui n’intègre pas des poursuites immédiates contre les auteurs de cette intrusion illégale chez ce citoyen, ce, avant de s’émouvoir en présence d’une découverte, au demeurant, manifestement sujette à caution, d’une poudrière chez Soul To Soul ?

Lorsqu’un régime fait, volontiers, l’option du non droit pour la conquête du pouvoir, il ne sert de rien à distraire les ivoiriens.

Si l’heure de leur bagarre a sonné, le peuple est déjà dans les gradins.

Nul n’est donc besoin de s’embarrasser de prétextes!

 

Tchedjougou OUATTARA Toujours

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