LE SOURIRE DU WEEKEND: MON IMITATION DE NOS MAITRES

J’emploie souvent le terme « nos maîtres ». Nous en sommes tous d’accord. Tous. Sans exception. La preuve ? Aucun d’entre nous n’a osé s’élever contre mon affirmation. Ils sont donc nos maîtres, et nous, leurs serviteurs. Je veux dire : leurs esclaves modernes. Nous les adorons. Nous adorons leurs prénoms. Quant aux nôtres, nous les écrasons avec le plat de nos pieds. Ou bien nous faisons semblant de les avoir, mais en défendant quiconque de les prononcer. Entre nous, est-ce cela qu’on appelle posséder un bien? Comment peut-on avoir un beau prénom de chez soi, comme Bahi, Irié, Guéhi, Kouadio, Zika, Ouellé, Katina, Anoblé, Bazia, etc. et le cacher par ignorance ?

        Pourquoi, oui, pourquoi enterrons-nous nos noms au profit de ceux de nos maîtres ? Ah j’oubliais ! Parce que nos maîtres, nous les aimons. Nous les aimons tellement, nous voulons tant leur ressembler que nous n’oublions rien de ce qu’ils sont et font. Je dis que nous n’oublions rien. Nous tiquons comme eux. Nous imitons les mouvements de leur corps. Nous roulons le « R » comme eux. Nous nous comptons parmi les humains, seulement quand on nous appelle par leurs prénoms, pas avec les nôtres. Sans leurs prénoms, nous faisons juste pitié. Je dis : pi-ti-é !

       Mais pour une fois, je vais me détacher de nous. Bien sûr, sans me permettre de vous pointer du doigt, pour des erreurs que nous commettons ensemble. D’ailleurs, vous me diriez ceci : « Il y a quatre doigts tiens, tournés vers toi-même, pour un tourné vers nous ».  Alors je vais vous faire plaisir en mettant en évidence ma faute. Je veux dire ma manière d’imiter nos maîtres.     

        Naturellement, vous trouverez mon imitation personnelle juste piètre vis-à-vis de celle qui nous est commune. Bon je vous comprends, comprenez-moi aussi. Alors sans tarder, je vous invite à m’écouter. En réalité à me lire, même si certains vont forcément imaginer ma vilaine voix, incapable de bien chanter. Bon, laissons la chanson de côté. J’ai déjà des frères Bété qui ne me font pas honte sur le plan de la voix du Bété. Ce sont les Lukson, Pierre Loti, Ray, Dickaël, Paulin, Justin, Full, Pablo, Lat Dior, Paco, John, Simon, Spinto, etc.

        Quoi ? Vous ne croyez pas que ce sont des Bété ? Alors je me tiens sur mes deux pieds et vous l’affirme : ce sont des Bété. Mais ils sont originaires de New York, Paris, Mexico, Turin, Londres, de partout, sauf de la région du Centre-Ouest ivoirien, ou d’Afrique. Ils sont la « voix de nos maîtres ». Ca nous rappelle ce label musical : LA VOIX DE SON MAITRE… Hum ! Bon, bon, revenons à ma manière d’imiter nos maîtres, car c’est là que vous m’attendez.

       Nos maîtres aiment leurs cultures respectives. J’aime la mienne. Elle vit en moi chaque jour. Ils adorent le lieu de leur naissance ou de leur enfance. J’adore mon village. Son amour m’offre mon souffle quotidien. Je ne verrai jamais en lui un lieu de sorciers, une raison insensée que certains trouvent pour couper le contact avec leur village. Nos maîtres aiment surtout leurs noms et prénoms. Ils en font la publicité et œuvrent  intelligemment pour les conserver, leur faire occuper toute la surface du globe terrestre. Pour cela, ils passent par tous les moyens possibles.

          Moi aussi j’aime mon nom, mon prénom, le sobriquet culturellement attaché à mon prénom, et surtout mon nom de famille, même si je ne l’utilise pas comme nos maîtres utilisent le leur. Je ne suis pas prêt à accepter un prénom étranger attaché à mon prénom africain. A plus forte raison voir ce prénom me servir entièrement à la place du vrai. Comme nos maîtres, je me bats aussi pour que mon prénom ne disparaisse pas de la surface de la terre. Je sais que vous ne trouvez pas ma manière aussi (in)intelligente que la vôtre, qui est d’enterrer votre propre prénom au profit de celui qui ne maintient qu’une relation de votre infériorité par rapport aux maîtres…

        J’imite aussi nos maîtres d’une autre façon. Certains, parmi vous, connaissent à coup sûr Georges Brassens. C’est mon idole. Ah non ! Non ! Et non ! Jamais ! Je ne ferai pas comme vous. Moi, me faire appeler Georges Guikou Bilet Zafla, parce que mon chanteur français préféré s’appelle Georges ? Non, je réfléchis beaucoup et ne tiens surtout pas à enterrer mon vrai nom. Je sais que des gens ont rejeté leur propre nom et juste choisi de se faire appeler, Victor Hugo, Bill Clinton, Diego, Ismaël, Khader, etc… Comme mes frères Bété cités plus haut. Mais chacun sait sa force morale vis-à-vis de l’importance de son identité. Alors… Donc pour moi, ni le prénom ni la moustache ni la pipe de mon idole. Il est mon maître et je l’adore autrement.

      Brassens m’épate, m’expose la vie de chaque jour, m’amuse et m’inspire. Ce classique français demeure mon modèle, même si je ne peux réaliser autant que lui. Mais je n’adopterai pas son prénom pour me consoler ou me faire croire que je suis aussi célèbre que lui. Non, la célébrité ne se décrète pas. Elle s’acquiert à partir d’un travail sérieux, intense, bien régulier. D’ailleurs, pourquoi récupérer un prénom déjà célèbre au lieu de faire connaître le mien au monde ? Je n’ai pas besoin qu’on m’enseigne cette petite intelligence. C’est ça qui est la vérité !

     Pour finir la présentation de mon idole Georges Brassens, je vous prie de découvrir le titre de certaines de ses chansons. Comme aujourd’hui pour « MARQUISE », nous nous arrêterons quelquefois sur certaines pages de son cahier. Nous lirons avec joie ses paroles dans : Les amoureux des bancs publics, Le petit cheval, Auprès de mon arbre, La ballade des cimetières, Le bistrot, Dieu s’il existe, Fernande, Les sabots d’Hélène, Le bulletin de santé, Sauf le respect que je vous dois, Supplique pour être enterré sur la place de Sète, La fessée, etc. L’internet nous permettra aussi d’écouter plusieurs de ses belles chansons.

 

UNE CHANSON DE GEORGES BRASSENS : MARQUISE

 

Marquise, si mon visage a quelques traits un peu vieux

Souvenez-vous qu’à mon âge, vous ne vaudrez guère mieux

Marquise, si mon visage a quelques traits un peu vieux

Souvenez-vous qu’à mon âge, vous ne vaudrez guère mieux

 

Le temps aux plus belles choses, se plaît à faire un affront

Il saura faner vos roses comme il a ridé mon front

Le temps aux plus belles choses se plaît à faire un affront

Il saura faner vos roses comme il a ridé mon front

 

Le même cours des planètes règle nos jours et nos nuits

On m’a vu qui vous êtes, vous serez ce que je suis

Le même cours des planètes règle nos jours et nos nuits

On m’a vu qui vous êtes, vous serez ce que je suis

 

Peut-être que je serai vieille, répond marquise cependant

J’ai vingt-six ans mon vieux corneille et je t’emmerde en attendant

J’ai vingt-six ans mon vieux corneille et je t’emmerde en attendant

 

Au prochain sourire de weekend, toujours pour sourire ou rire.

 

             Nohoré Gbodiallo Guikou Bilet Zafla

La prostitution du héros

Philippe Mangou, ancien Chef d’Etat-major, nommé par Laurent Gbagbo, toujours présenté comme la quintessence de l’homme droit et pieux, -« Pensez-donc,  il prie avec le Général Poncet! » disait-on dans les milieux bien-pensants français et chrétiens-, est devenu un homme manipulable puis manipulé, délaissant son poste de commandement, exposant ainsi beaucoup de soldats et de jeunes résistants aux mains nues à la horde de rebelles et droits communs libérés de prisons, et depuis rebaptisés Forces Républicaines de Côte d’Ivoire en avril 2011.

Ses  biens ont été pillés, sa reddition ne lui valant pas immédiatement les lauriers de traitre de première classe, primé par Ouattara le rebelle en chef. Par la suite il deviendra civil; comme militaire, il n’était pas assez crédible dans cette nouvelle équipe de farceurs aux gris-gris et d’apprentis sorciers, et sera promu « Ambassadeur de Côte d’Ivoire au Gabon ».

Le mois dernier, quelques personnes l’avaient aperçu en Côte d’Ivoire, il était peut-être rappelé pour recevoir de nouvelles consignes du parrain qui vient d’entamer dans la plus grande discrétion sa troisième  année de putschiste françafricain! C’est ce que nous révèle la lettre du Continent d’aujourd’hui. Philippe Mangou, que son passé de militaire démange encore, demanderait aux autorités militaires gabonaises que la dernière promotion d’officiers sortie de l’état-major de Libreville en avril dernier, soit appelée du nom de son actuel mentor, « la promotion Alassane Ouattara » !

D’intenses tractations en coulisses seraient menées par cet ex militaire dont la brillante carrière a été malheureusement interrompue par son retournement de veste. Mais on a de la peine à imaginer la sincérité de Mangou demandant qu’une promotion de 59 militaires sérieux, pas vraiment à l’image des FRCI de la Côte d’Ivoire, aient comme Parrain un putschiste, un meurtrier, un corrompu, un homme vendu à l’étranger.

Si le Gabon cède à ces avances indécentes, c’est que la poisse ivoirienne est vraiment contagieuse !

 

***************’
Shlomit Abel, 22 mai 2013

La marche du rachat II

Anaki Kobenan a donné une longue interview dans le Fraternité Matin de Venance Konan il y a 2 semaines. Comme s’il n’avait pas été entendu l’homme politique a remis le couvert la semaine dernière dans un autre organe. Dans un autre canard d’hier, un confrère, qui a prêté attention aux gesticulations critiques du politicien a voulu faire de l’herméneutique pour nous dire pourquoi il s’agite tant dans ces derniers jours. Tout comme Mamadou Koulibaly, Anaky pense certainement qu’il a une chance d’être une alternative face aux déboires d’un régime qui broie son opposition et du noir. Voilà la réflexion d’Anaki qui est la toile de fond de l’analyse du confrère : « Tout ce qu’on projette comme développement ne sera pas réglé dans le fond.

Les investisseurs ne viendront que s’ils sont surs qu’en Côte d’Ivoire, on a retrouvé la paix et l’harmonie. La population continue de vivre dans les mêmes conditions de pauvreté qu’autrefois. On ne peut dire qu’aujourd’hui, il y a grande création d’emplois. La Côte d’ivoire dans sa grande majorité comprend mal que Simone Gbagbo soit toujours en prison, parce que je crois qu’elle a assez payé pour ce qu’elle a fait ».

Ce discours n’est pas le moins acerbe contre le régime Ouattara, mais il n’est pas nouveau. Son opportunité factice montre même qu’Anaki prêche dans le vide. Au lendemain des législatives de décembre 2011, juste quelques mois après la victoire de la coalition RHDP à la présidentielle, il disait déjà ceci : « On peut considérer que le Rhdp est mort. Il est mort, de sa belle mort. Il est mort du moment où l'on n'a pas pu, pour ces élections législatives, au plan national, aller en groupe uni, alors que c'était l'un des principaux objectifs que nous nous étions fixés depuis le départ.

C'est dommage (…) Parce que nous n'aurions jamais pensé que le président d'un parti membre du Rhdp, candidat dans une circonscription, aurait en face de lui des candidats d'autres partis de ce même Rhdp. A partir de ces élections, le Rhdp est bel et bien mort de sa belle mort. » A l’occasion j’avais produit la réflexion suivante : « Ce qui est intéressant dans cette complainte d’Anaki, c’est la rigueur de l’analyse de l’homme. J’étais loin de penser qu’il en aurait été un jour capable. Tant les eaux troubles lui seyaient bien. Ce fut une totale déconsidération pour son parti et pour sa personne que des candidats d’un mouvement politique dont il est aussi le président, se présentent contre lui dans la commune de Cocody. Un candidat RHDP ne devrait avoir pour adversaire qu’un autre candidat LMP ou indépendant, à plus forte raison un président-candidat. Ce fut un peu fort. C’était comme si Anaky se combattait lui-même dans ce mouvement politique parce que le candidat RHDP qui s’est présenté contre lui, a certainement eu sa caution. Si ce n’est pas le cas, c’est certainement une preuve de plus que les décisions se prennent dans cette coalition sans lui.

Dans les deux cas Anaky n’est rien au Rhdp. Et c’est à l’aune de ces dernières élections législatives qu’il s’en est rendu compte. Mais il en a mis du temps pour comprendre que le salaire de la trahison est au mieux des cas l’indifférence de tout le monde. Qui peut accorder du respect et sa confiance à quelqu’un qui n’a aucun sens de l’amitié, aucun sens de la gratitude et de la loyauté. Le salut d’Anaky, par pure reconnaissance, réside dans les marches qu’il devrait organiser pour la libération de Laurent Gbagbo parce que cela ne dépend même pas de lui quant à décréter la mort du Rhdp ».

Près de 2 ans après, le discours d’Anaki ne prend toujours pas parce qu’il n’a toujours pas compris. On ne demande pas aux hommes politiques de parler à la place du peuple. On leur demande simplement de donner la parole au peuple. Dans les années 90, les marches que Laurent Gbagbo organisait pour la liberté d’un certain Anaki prisonnier politique d’un certain Houphouët Boigny étaient des prétextes pour arracher le pouvoir du peuple à ceux qui le confisquaient. Aujourd’hui ce qu’on attend d’Anaki, ce ne sont pas les bavardages hypocrites. Je lui rappelle que le moment est venu qu’il organise des marches (l’emprisonnement de Gbagbo et de son épouse peut même être un prétexte pour lui) pour arracher à Ouattara l’organisation d’élections transparentes en 2015. Le reste relève de la ruse politique improductive…

 

*************’
Joseph Marat

Le cynisme du démagogue

Il y a une constance dans la conception du bien-être ou du bonheur chez les hommes qui nous gouvernent actuellement. Ils pensent qu’il suffit de donner du pain au peuple pour qu’il soit heureux. J’ai rarement lu, par contre j’ai souventefois souffert l’écoute d’Alassane Ouattara. Je me suis même imposé aujourd’hui le supplice d’écouter un bout de l’interview qu’il a donné à une radio de la place, à l’occasion de son déplacement dans l’ouest sinistré de la Côte d’Ivoire.

Je me suis rendu compte que même quand il parle de construire des écoles et des universités, c’est toujours sous le prisme d’assouvir le besoin matériel de l’homme. L’être humain physique, sans spiritualité, sans morale, sans âme sur une table de comptabilité, voilà le type d’homme qu’Alassane Ouattara croit gouverner en Côte d’Ivoire. Les Ivoiriens sont réduits à leur simple expression d’être-objet. Leur bonheur est simplement quantifiable, il suffit donc de leur promettre des milliards d’investissement pour les délivrer de leur mal-vivre.

Même si, sur la terre de leurs ancêtres, un burkinabé du nom d’Amade Ouremi fait la loi, désacralise leur bois, démythifie leur histoire… pour Ouattara 1200 milliards d’investissement pour faire des ponts, des routes, des chemins de fer, des usines d’exploitation minières à leur détriment devraient suffire à leur bonheur. « Je suis venu voir si vous prenez votre pied avec tous ces projets que j’ai mis en route, même si en tant que rescapés, vous êtes des réfugiés sur vos propres terres. Même si je continue de maintenir vos fils, frères et sœurs récalcitrants dans les geôles du pays et en exil. Je suis convaincu que vous êtes tous heureux rien qu’avec mes promesses de pluies de milliards.» Ce cynisme d’Alassane Ouattara qui, trois ans après avoir été élu suite aux bombes de la communauté internationale, continue de promettre le bonheur aux ivoiriens est cruel et déshumanisant.

En attendant le lever du jour, nous aurions, peut-être, pu nous en contenter. Mais, même vendre des illusions de bien-être matériel à un peuple en détresse, il n’en n’est pas capable. Et cette limite est à la fois conjoncturelle et congénitale. Vouloir faire le bonheur d’un peuple contre son gré est une prétention démesurée. Un ami fiscaliste me disait la dernière fois qu’ils sont obligés de se tourner les pouces parce qu’une grande partie de ceux qui tiennent les commerces aujourd’hui sont des FRCI du décret pris le 17 mars 2011 au Golf Hôtel qui pratiquent du « pay yourself » sur les taxes dues à l’Etat. On comprend aisément pourquoi Ouattara attend tout de l’extérieur et pourquoi, au sens freudien du terme, l’homme reste bloqué au stade des promesses vaseuses.

 

*************’
Joseph Marat

La chronique de Athanase Zokou: ne fais pas à autrui…

"…Il ne faut jamais faire à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse…" C'est en français dans le texte. C'est un des premiers sésames qui fait entrer quiconque dans le cercle des sages, pourvu qu'il s'en inspire. Mais surtout, c'est un langage que tout le monde peut comprendre facilement.

Du plus petit au plus grand des hommes qui, lui-même, a été un enfant. Du plus faible au plus fort qui, lui aussi, fut faible un jour. Dans la deuxième moitié du siècle dernier, alors que nos pays se débattaient pour briser leurs chaînes coloniales, l'Empereur Hailé Sélassié d'Ethiopie a mis les pieds dans le plat. Il a dénoncé l'iniquité ambiante qui a institutionnalisé la primauté de telle race sur une autre et, raillé la couleur des yeux dans laquelle, d'aucuns ont décelé matière à assujettir d'autres hommes. En sus, dans d'autres circonstances, le chanteur Bob Marley a repris les propos du Négus Ethiopien en y ajoutant des sonorités exemplaires.

Vous et moi, nous voulons être indépendants. Sans délais. Nous désirons ardemment que la terre ivoirienne ne soit plus celle où, monsieur Dupont, résistant face à Hitler, sort le fouet lorsque monsieur Kouadio lui demande de ne pas rééditer chez nous ce qu'il a refusé de subir, chez lui, de la part des nazis allemands. En portant atteinte à notre intégrité physique, suprême violation de notre vie terrestre, la françafrique est allée très loin. Loin dans le crime et très loin dans la FAUTE. Le projet funeste de la France, consistant pour celle-ci à détruire l'Afrique, à la martyriser puis à déporter ses enfants les plus aptes est d'une gravité sans nom. Au même titre qu'un pédophile éventuel, transformé en être immortel et mandaté dans une école maternelle, à dessein de laver et d'habiller les enfants tous les jours.

A l'heure où la France politique s'élève comme un seul homme pour condamner l'ONU qui met la Polynésie sur la liste des territoires à décoloniser, il est des questions qui  méritent d'être posées aux français. Accepteraient-ils que Adolf Hitler ou son sosie les reprennent sous le joug du nazisme? En supposant que la Côte d'ivoire est à la place de la France, accepteraient-ils que nous déportions leur Président élu dans un goulag en pleine montagne Ethiopienne? Ou bien encore, verraient-ils d'un bon oeil que nos soldats paradent dans leurs rues, contrôlent leurs aéroports tout en leur imposant des hommes et femmes politiques sous couvert de démocratie?

 

******************’
Athanase Zokou

http://ivoire-politique.blogspot.dk/2013/05/la-chronique-de-athanase-zokou-ne-fais.html

LE MOT DE GUIKOU BILET ZAFLA : PITIE DE MOI-MEME OU TROUBLE D’ACCULTURE

J’ai pitié de moi-même et j’en suis bien conscient

J’ai profondément honte de mon état d’africain

Mais aussi de ma valeur par rapport aux autres races

Lorsque je me sens fier de mon prénom étranger

Et non de mon prénom africain que sans raison je hais

Je suis conscient de mon problème, il est sérieux

J’ai honte et j’ai pitié de moi à cause de mon ignorance

J’ai honte quand je m’assassine jusqu’au dernier degré

Quelquefois et par chance, je me regarde dans un miroir

Je rencontre mon image d’africain avec un prénom étranger

Alors honnêtement, je me pose sans cesse des questions

Suis-je vraiment un français en portant ce prénom ?

Suis-je réellement un arabe avec ce prénom qui me plaît?

Suis-je vraiment un américain pour me faire appeler ainsi ?

Oh oui ! Je sais que la réponse, à chaque fois, est non.

Mais qu’est-ce que me fait donc haïr mon prénom africain ?

Et aimer une autre appellation juste à cause de sa consonance ?

Ou de l’idée présomptueuse qui en fait un terme divin

Aucune réponse convaincante ne sort de ma bouche

Je nagerai encore dans l’océan infini de mon ignorance culturelle

Du passé, je n’ai pas de repère, j’ai peur d’être un arriéré

Du présent, je n’ai pas d’attache et je navigue à vue

Le futur, je n’y fais aucune projection avec mon honneur

Par chance je prends le courage d’agir pour mon bonheur

Puis soudain me vient l’idée d’une bonne décision

Celle de reprendre et garder à jamais mon prénom véritable

Je veux l’aimer, le faire connaître au monde entier

Je veux en être fier et le montrer à tous ceux qui aiment le leur

Mais je deviens soudain triste, me regarde à nouveau dans le miroir

J’ai déjà la nostalgie de mon prénom étranger

Il m’a occupé tout l’esprit et ne peut plus en ressortir

Je sais pourtant et avec conviction qu’il n’est pas le mien

Lui et moi n’avons aucune vraie attache culturelle

Il fait juste de moi quelqu’un qui subit une autre culture

Mais je ne peux m’en détacher et je fais pitié

Oui, je fais pitié, reste confus face à mon malheur

Moi, l’amoureux du nom des autres qui, eux, aiment leurs noms

Moi, l’éhonté, le fasciné, l’imitateur et l’adorateur des autres

Oui, je fais pitié, pitié jusqu’au dernier degré des acculturés

Je me sens africain de façade car je ne connais rien de mon pays

Entre mes souches et celles des autres, mon choix sera faux

Mais mon vrai malheur, je maîtrise mal la culture fascinatrice

Alors des deux côtés je suis en minorité sur le plan culturel

On ne m’accorde aucune valeur réelle ni chez moi ni chez eux

Arriverai-je un jour à retrouver mes repères et redevenir moi-même ?

 

Nohoré Gbodiallo Guikou Bilet Zafla

         [email protected]

De la qualité du prisonnier Ouédraogo Ourémi

Ouédraogo Amadé Ourémi. Un aventurier burkinabé, réparateur de bicyclettes, devenu agriculteur, puis seigneur de guerre à force de pillages, de viols, d’expropriation, de massacres…, aura tout de même réussi – à réaliser son « rêve ivoirien » : devenir milliardaire en Côte d’Ivoire au terme d’un effroyable bain de sang.

De par son arrestation, cet individu sorti du néant, aura aussi tristement réussi l’exploit de créer le buzz sur la scène de l’actualité politique ivoirienne, ces jours-ci.

Certes, tout a été dit. Enfin, presque: sur les conditions de son arrestations ; sur le traitement de faveur dont il bénéficie ; sur son statut de prisonnier de luxe à la bouteille d’eau minérale ; sur le deal qui aurait eu lieu entre le « beau » Blaise et son frère Dramane Ouattara…

L’on s’est surtout demandé si cette arrestation( ?) réglait pour autant la question de l’occupation illégale des terres de la réserve du mont Péko et par ricochet, le sort de sa bande armée et de ses compatriotes venus en masse de leur Burkina natal. L’on s’est  appesanti sur la question de savoir si, arrêter Ouédraogo Ourémi sonnait le glas de la justice des vainqueurs sous Ouattara. Hélas.

Grosso modo, retenons que cette comédie d’arrestation n’a fait qu’amplifier les lourds soupçons qui pesaient sur un régime aguerrit à la falsification des faits.

Mais, ne nous arrêtons pas qu’aux soupçons et disons les choses telles qu’elles sont.

Ouédraogo Ourémi a été – dit-on – mis aux arrêts. Quoi de plus normal. La place d’un tueur sanguinaire se trouve naturellement en prison. Il doit payer pour ses crimes. Pas de quoi donc fouetter un chat.

Mais cette mise en scène reste malgré tout, un phénomène marginal. Ce coup monté ne touche nullement les problèmes de fond de la crise à laquelle la Côte d’Ivoire et les ivoiriens sont confrontés depuis plus de vingt ans. Car la crise ivoirienne concerne d’abord les ivoiriens. Sa résolution se trouve principalement entre les mains des ivoiriens. Ouédraogo ourémi ne doit pas et ne peut pas servir de prétexte à Dramane Ouattara pour jouer au – soi-disant – justicier du peuple wê « génocidé ». Et franchement, la qualité du prisonnier Ouédraogo Amadé Ourémi, ne peut être comparable à celle de tous les dignes fils et filles du pays injustement retenus dans les geôles de Dramane Ouattara. Conséquence, nous n’avons guère bougé d’un seul iota.

 

Marc Micael

[email protected]

Méfaits d’illuminati

Le terme « Illuminati », signifiant littéralement « les Illuminés » (du latin illuminare : illuminer, connaître, savoir) désigne plusieurs groupes, contemporains ou historiques, réels, fictifs ou d'existence controversée, nous dit l’encyclopédie Wikipédia. En général, on dit que la lumière luit dans les ténèbres. C’est donc au sens de la connaissance que l’on parle de lumière, alors un illuminé peut-il manquer de connaissance et d’expertise ? Avant d’insister sur leur comportement, faisons un peu d’histoire sur les Illuminati.

Historiquement, même si l’existence des illuminati est plus ancienne, c’est au siècle des Lumières qu’en Europe, on a commencé à parler officiellement de leur organisation.   Par exemple, les « Illuminés de Bavière »  fut une importante société secrète du XVIIIe siècle se réclamant de la philosophie des Lumières.  Ils (les  illuminés) ont divers mouvements, généralement ésotériques, qui affirment pouvoir conduire leurs membres à l'« illumination spirituelle ». En France, la loge des Illuminés d'Avignon constitua un exemple célèbre d'un tel groupe.  C’est  à travers les théories du complot,  que leur organisation supposée conspiratrice, agissant dans l'ombre du pouvoir,  qu’ils se sont faits connaître à travers le monde. Leurs membres  contrôleraient prétendument les affaires du monde au travers des gouvernements et des grandes multinationales. Leur but serait l'établissement d’un Nouvel ordre mondial.

L’ouvrage de John Robison, Proof of a conspiracy, publié en 1797, fut le premier qui en parla. Les lluminati réalisent  dit-on, leur plan en infiltrant les différents gouvernements, en particulier ceux issus de révolutions, de  sociétés secrètes,  initiatiques (Francs-Maçons), Sionistes, CIA, Communistes,  organisations internationales. C’est dans leur  milieu qu’on trouve le noyau dur des « maîtres du monde ». Myron Coureval Fagan fut un des premiers propagateurs de ces théories impliquant les illuminatis. Il s'inspira des essais de John Thomas Flynn.

Aux USA, leur influence est encore plus grande : La théorie du complot Illuminati déclare que certains Pères fondateurs des États-Unis ont été corrompus par les eux. Cette très ancienne théorie du complot est encore soutenue de nos jours, notamment par l'écrivain américain Antony Cyril Sutton qui considère que leur influence  sur le gouvernement américain se fait à travers la fraternité étudiante de l'université Yale (le Skull and Bones).George Washington, premier président américain, avait à son époque reçu, dit-on,  un exemplaire du livre conspirationniste « Proof of a conspiracy » de John Robison.

 Le Grand sceau des États-Unis d'Amérique (ci-contre), visible sur le billet d'un dollar américain, (symbole illuminati)  affiche un œil lucide  (représentation de Dieu) qui domine une base aveugle et symbolise  l'élite omnisciente contrôlant le peuple.  Annuit cœptis (« ce que nous entreprenons sera couronné de succès » ou, selon la traduction, « Il approuve ce qui a été commencé ») est un cri de victoire des conspirateurs, tandis que Novus ordo seclorum (« Nouvel ordre des temps ») indique le régime nouveau. Quant à la pyramide non terminée, suggérée par Francis Hopkinson au comité qui dessina le Grand sceau des États-Unis, elle représente la nouvelle nation  vouée à durer des siècles à l'instar des fameuses pyramides d'Égypte. Elle comporte 13 rangées de pierres, représentant les 13 colonies d'origine, sous l'Œil de la Providence, image de Dieu veillant sur elles. Enfin, l'inscription (MDCCLXXVI) à la base de la pyramide est  là pour marquer  la date de la déclaration d'indépendance des États-Unis.

Si nous avons insisté sur les illuminati et leur signe, c’est bien pour  montrer que ces gens prétendent dominer le monde et lui imposer un nouvel ordre. Ils font des pieds et des mains pour multiplier leurs tentacules dans le monde surtout politique et économique. Pour se faire, un illuminé doit avoir un carnet d’adresse impressionnant. Ces relations multidimensionnelles seront en priorité une chaîne d’amitiés. Il suffit de regarder de plus près pour comprendre que l’homme en mission de destruction de la Côte d’Ivoire imposé aux Ivoiriens par la communauté internationale s’appelle Alassane Dramane Ouattara. Eu égard aux grand nombre de ses amis chez les Arabes, les Américains, les Africains et surtout dans l’Union Européenne dont en particulier la France, loin de faire la fierté de notre pays, révèle  le malheur des Ivoiriens.  Peut-on s’étonner que cet homme soit membre actif des illuminati ?  Il a certes travaillé au fonds monétaire International, mais il est le seul homme au monde à ne pas avoir dans ce milieu, le moindre adversaire à fortiori, le moindre ennemi. Lui-même se vante d’avoir un carnet d’adresse impressionnant. Quoique cela ne soit pas un mal en soit en général, dans son cas particulier, tout est trop parfait pour être vrai et sincère… La communauté internationale n’a jamais autant plébiscité un dirigeant politique dont on ne connaît pas les idées politiques  fautes de les avoir écrites nulle part. Et pourtant, tout est fait pour son ascension basée sur du vent…

Malheureusement, cet illuminé fait semblant de  ne pas voir  plus loin que le bout de son nez tant économiquement que politiquement. Sur le premier point, il  sait bien que le libéralisme sauvage n’est pas bon pour une économie fragile comme celle de la Côte d’Ivoire ;  de même que  l’endettement excessif, demeure un frein au développement d’un pays en voie de développement.

Sur le second point, il  voit  que son capital-confiance est entamé et demeure inexistant aujourd’hui. C’est pourquoi il demande  à la représentation nationale de l’autoriser à gouverner par ordonnances. N’est-ce pas un naufrage qui pointe à l’horizon pour notre illuminé  en puissance, même si sa mission de destruction est bien accomplie ?

                                                                                        Louis-Freddy d’Aguisso

Révolution Permanente: Amadé Ourémi tuait sous l’Autorité de la Licorne et de l’ONUCI, voici les preuves!

La Révolution Permanente voulait se tenir un peu loin de cette affaire à la con d’Amadé Ourémi. Mais les bloggeurs et les journalistes de la presse commerciale ont abordé la question sous un angle beaucoup plus polémique que technique et cela nous oblige à distraire de notre temps pour situer les responsabilités dans l’installation, l’armement, la formation et la protection d’Amadé Ourémi de 2002 à ce jour avec les preuves scientifiques.

Pour l’opinion nationale et internationale, le compatriote d’Alassane Dramane Ouattara, le Burkinabè nommé Amadé Ourémi est présenté comme le seigneur du Mont Péko, une zone montagneuse sis dans le département de Bangolo et qui baigne dans une immense forêt classée connue sous le nom de Parc National du Mont Péko. Amadé Ourémi est surtout décrit par la presse pro-Ouattara et la presse de la propagande fasciste française en Afrique comme celui qui aura vaincu par sa puissance militaire et son génie de la guerre, les soldats de l’Etat de Côte d’Ivoire et les groupes d’autodéfense nés des suites du début du génocide des Wè (populations autochtones de la zone concernée).

Aujourd’hui, la communication loufoque qui a cours après la pseudo-reddition d’Amadé Ourémi vise à présenter le mythomane Dramane Ouattara comme le sauveur des Wè, celui qui aura réussi à arrêter en 48 heures l’un des co-auteurs du génocide des Wè alors que Laurent GBAGBO n’a pu arriver à ce "résultat " du 19 septembre  2002 (date du lancement de la rébellion du MPCI) au 11 avril 2011 (date de la capture du Président GBAGBO par la France en vue d’installer comme président des Ivoiriens, le père de la rébellion du MPCI comme le soutient Koné Zakaria, chef de guerre et homme de confiance de Dramane Ouattara).

Pour permettre à l’opinion nationale et internationale de comprendre l’arnaque dans le "business" Amadé Ourémi et situer les responsabilités, nous joignons à la présente Chronique, la Carte technique de délimitation ainsi que du déploiement des forces françaises et de l’ONUCI dans la zone dite "Zone de Confiance" qui fut théoriquement démantelée le 16 avril 2007 lorsque le Président GBAGBO, qui venait de comprendre la grosse supercherie finit par nommer cette zone de recrutement et de formation de milices armées par la Licorne et l’ONUCI « Zone de la Mort ».

La « Zone de la Mort » pour emprunter l’expression au Président GBAGBO s’étire d’Ouest en Est sur environ 600 km. La largeur de cette zone varie de 25 km à 60 km en fonction des distances séparant les positions des rebelles de celles des Forces loyalistes. La superficie de ladite zone est estimée à environ 20 000 km² (soit 6 % du territoire ivoirien) et sa population qui oscillait autour de un million d'habitants (soit environ 6 % de la population du pays) au début de la crise va augmenter d’un peu plus de 100% grâce aux vagues massives de repeuplement burkinabè qui vont s’enchainer d’années en années.

Dans la partie Ouest de cette Zone de la Mort, on peut reconnaître au premier coup d’œil, que le tracé englobe Danta, Logoualé, Bangolo,  avec un grand zoom sur le village de Bagohouo, la Base-arrière ouest d’Amadé Ourémi.

Lorsqu’on croise ce tracé de la « Zone de la Mort » avec la carte détaillée des régions de la Côte d’Ivoire, il est facile de voir que le Parc National du Mont Péko, occupé de 2002 à ce mois de mai 2013 par Amadé Ourémi est situé entre le Nord de Duékoué et partie Est de Bangolo.

Or, toute la partie Nord du département de Duékoué et tout le Département de Bangolo jusqu’à Bonoufla sont totalement dans l’emprise de la Zone de Confiance sur laquelle la Licorne et l’ONUCI régnaient en maître absolu empêchant du coup, toute tentative des FDS-CI (Forces de Défense et de Sécurité de Côte d’Ivoire) de s’en rapprocher pour y conduire une quelconque opération militaire visant à déloger Amadé Ourémi et à protéger les populations civiles visées par tant de massacres comme ce fut le cas dans les villages de Guitrozon, Petit-Duekoué et Diapahi, dans la nuit du 31 mai au 1er Juin 2005 ayant enregistré 127 civils tués en une seule soirée.

Comme tous peuvent le constater à partir de ces données cartographiques disponibles, il est aisé de comprendre ce qui suit :

1.    tout comme les rebelles du MPCI rebaptisés Forces Nouvelles, Amadé Ouérémi a été installé par la France et ONU dans le périmètre du Mont Péko pour traquer et exproprier les Guérés de Bangolo à l’ouest du Parc national et ceux de Duékoué dans le Sud du Parc ;

2.    la pseudo-reddition d’Amadé Ourémi sous le patronage de la Licorne qui l’a remis aux bouviers FRCI sous le regard bien complice de l’ONUCI, participe d’une opération de propagande visant 4 objectifs :

Premièrement, imputer la responsabilité du génocide des Wè au seul Amadé Ourémi qui accepte comme un kamikaze de se sacrifier pour sauver les intérêts de ses frères Burkinabè qui ont repeuplé la zone et y exploitent les milliers d’hectares de terres des Guérés.

Deuxièmement, présenter le criminel Dramane Ouattara comme le nouveau justicier de l’Ouest celui qui aura réussi en un tour de baguette magique à neutraliser un chef de milice burkinabè que Laurent GBAGBO en 10 ans a été incapable de neutraliser.

Troisièmement, donner l’impression que le mythomane Dramane Ouattara et ses tueurs de civils regroupés au sein des FRCI qu’il a créées en changeant la dénomination de Forces Nouvelles, n’avaient aucun lien de commandement avec Amadé Ourémi qui serait alors un parasite qui aurait profité de la guerre pour s’installer et faire régner sa loi.

Quatrièmement, faire croire à l’opinion nationale et internationale que Dramane Ouattara est en train de traquer tous ceux qui ont tués les Ivoiriens à savoir les pro-GBAGBO, Laurent GBAGBO lui-même et les Amadé Ourémi et consorts ; étant bien entendu que lui Dramane Ouattara est un homme bon, gentil, civilisé et noir de peau mais blanc dans la tête.

3.    jamais la France, encore moins ses alliés occidentaux n’inquièteront Dramane Ouattara et sa bande de tueurs, qui après tout, leur permettent de maintenir le contrôle géostratégique de la Côte d’Ivoire et partant, du pré-carré français d’Afrique de l’Ouest.

Cela dit, que nous reste-t-il à faire pour arracher la libération de la Côte d’Ivoire à la France et à ses alliés du Bloc occidental ?

Vous le savez tous.

Ce n’est ni en convainquant une certaine opinion, ni en battant le pavé en exil encore moins en pleurnichant ou organisant des élections politiques.

C’est uniquement en croisant le fer et en triomphant dans la douleur que nous y arriverons.

Nous avons fait notre choix, jusqu’à ce que l’histoire nous donne tort ou raison et qu’à l’heure du bilan, chacun de nous assume sa part de responsabilité.

En attendant, l’heure n’est point à la dissertation.

Nous le savons mieux que vous et toutes les mauvaises langues.

 

Que Dieu nous fortifie et nous guide !

 

A Très Bientôt.

Hassane Magued

La Révolution Permanente N°00452/05/13

Infodabidjan.net

LA REDDITION DU CRIMINEL DE DUEKOUE, UN SCENARIO GROTESQUE POUR MAINTENIR GBAGBO A LA CPI.

L’information tombée ce week-end de Pentecôte, au moment où les chrétiens célèbrent l’anniversaire de la venue du Saint-Esprit, est la reddition ou l’arrestation (c’est selon) du « boucher » de Duékoué ; celui qui, sur ordre de Ouattara, a massacré en une seule journée de fin Mars 2011 plus de 300 Wè considérés comme des pro-Gbagbo.

Celui qui, depuis 2002, s’est installé dans la forêt classée du Mont Péko, y exploite le bois, le cacao, les ressources minières, sans doute avec la bénédiction de Compaoré, de Soro, de Ouattara ainsi que des ex- Présidents français Chirac et Sarkozy. C’est indéniablement avec ces 5 mandants que l’inculte bourreau Ouérémi partageait les retombées économiques et financières de ces crimes économiques. C’est pourquoi, les efforts déployés par le Président Gbagbo, pour le déloger de cette forêt classée, ont toujours été empêchés par la force française Licorne.

Le film de la « capturation » (comme le dirait un des ministres de Ouattara) de ce criminel rebelle est, on ne peut plus, maladroitement monté car grotesque est le scénario servi à certains naïfs.

En effet, avant cette insipide mise en scène, les observateurs de la vie politique ont suivi la visite éclaire effectuée par le Président compatriote de l’égorgeur qui, depuis 10 ans, a fait de Duékoué son royaume à l’instar de l’Autre que la France et ses acolytes ont fait régner dans sa République du Golf Hôtel avant de lui offrir la Côte d’Ivoire.

Ensuite, son compatriote en Côte d’Ivoire tenta de le rencontrer au cours de sa récente visite dans la région des montagnes. Pourquoi est-ce seulement maintenant que la France et Ouattara décident de mettre fin à leur deal avec ce tristement célèbre criminel, leur ami ? Est-ce seulement aujourd’hui que ce groupe de voraces prend suffisamment conscience des actions néfastes de cet individu sur l’économie ivoirienne ? A la vérité, la mission de Ouérémi a été pleinement remplie et est arrivée à son terme.

D’où vient que, quelques jours après cette visite qui fut un fiasco au niveau de la mobilisation des populations ne se reconnaissant pas en celui qui a toujours gardé le silence devant le génocide et les expropriation subis par les Wè , on rebat les oreilles des ivoiriens par cette information qui n’est ni plus ni moins qu’un arrangement entre ce criminel, ses compatriotes Présidents, la France et les autres mandants de Ouattara, c’est-à-dire la soi-disant communauté internationale.

L’objectif principal de cette mise en scène est le maintien de Gbagbo à la prison de la Haye. En effet, il s’agit pour les mandants de Ouattara de transférer Ouérémi à la Haye comme pour faire remarquer qu’à la CPI, il y a la pratique de la justice en arguant que les deux camps, accusés de violences post-électorales, ont chacun un élément transféré à la Haye. Quelle insulte de présenter Ouérémi comme le pendant Ouattara à la Haye !

Ce criminel ne peut, en aucun cas, être comparable au Président réélu des ivoiriens en 2010. S’il est transféré à la Haye, ce sera là une occasion pour ne plus faire juger par la CPI, les chefs de guerre tristement connus, superbement incultes mais, comble de malheur, promus par Ouattara aux hautes fonctions de l’administration de ce pays. Quel sacrilège !

Il est utile de rappeler que Ouattara, dans le cas de Simone Gbagbo, refuse le transfèrement, sans aucun doute, pour ne pas envoyer ses criminels ; lui-même se sentant en danger car persuadé qu’il terminera ses vieux jours dans la cellule de Gbagbo à la Haye, avant de rendre compte à Dieu pour ses nombreux crimes.

L’autre raison de la reddition du « boucher » de Duékoué réside dans le fait que dans le Mont Péko, le burkinabè Ourémi a menacé les intérêts de la France en freinant un tant soit peu le pillage des richesses de la région par les seuls français. Ceux-ci ne bénéficiaient peut-être que de quelques miettes du gâteau. Il est vrai que la destination des richesses demeure la France via le Burkina Faso qui s’est toujours servi royalement.

Voraces qu’ils sont, les français ne pouvaient qu’intimer à Ouattara l’ordre de convaincre (en … langue) son compatriote inculte pour qu’il se rende ; faute de quoi, son régime serait menacé, si l’exportation des riches ressources de l’Ouest demeurait du ressort exclusif du criminel de Duékoué.

Comme on l’aperçoit, la principale raison de ce scénario est le maintien en prison de Gbagbo dont le verdict de l’audience du mois de Février dernier, initialement prévu à fin Avril, a été une fois repoussée au 10 Mai et maintenant probablement au 28 de ce mois. Toute cette gymnastique prouve suffisamment que ce procès injuste fait à Gbagbo n’est que politique. Voilà qu’avec cette mise en scène grotesque de reddition de Ouérémi et fort probablement son transfèrement prochain à la Haye, un autre maillon du vaste complot de l’emprisonnement de Gbagbo se met en place.

Il peut s’agir aussi, de montrer que cette justice (??) de Ouattara n’est pas celle du rattrapage et de donner l’illusion au monde qu’elle s’applique équitablement aux deux camps. Car la pression est de plus en plus forte pour la libération des pro-Gbagbo injustement incarcérés. Cette libération se fera avec celle d’Ouérémi qui retournera alors dans son fief de Duékoué, pour continuer de terroriser les populations et permettre ainsi à Ouattara de s’imposer, une fois de plus, par la force des armes aux élections de 2015.

Le jugement de Gbagbo est bel et bien politique. La France et ses amis dans le mal ont décidé d’en découdre avec le Président patriote Gbagbo, pour décourager toute initiative de faire valoir dans les pays africains les idées souverainistes.

Mais que les membres du Club des impérialistes sachent qu’un jour viendra où les africains se déferont de leurs chaînes d’embrigadement, d’exploitation et de leur joug trop pesant.

 

NANWOULET G. Simone