FERMETURE ABUSIVE DES UNIVERSITES EN CÔTE D’IVOIRE: LE COPACI DENONCE UN GENOCIDE INTELLECTUEL
L’histoire de la Côte d’Ivoire de ces dix dernières années ne retiendra pas que le génocide de Douékoué, entre plusieurs crimes odieux. Ce génocide organisé par des hommes à ses ordres n’a pas suffi à Ouattara. Ce dernier a décrété le génocide intellectuel des étudiants par la fermeture abusive de toutes les universités publiques du pays. En décembre dernier le COPACI a eu à dénoncer cette situation dans une déclaration officielle. Le COPACI, dans une lettre, s’adresse cette fois-ci à la Directrice Générale de l’UNESCO, Mme Irina BOKOVA, dans l’espoir qu’il soit rapidement mis fin à cet «intellecticide» à grande échelle. Nous vous proposons ci-après le contenu de ce courrier.
A Madame Irina BOKOVA
Directrice Générale de l’UNESCO
Madame,
Le rôle de l’UNESCO (Organisation des Nations Unies Pour l’Education, la Science et la Culture), peut être considéré comme globalement positif et salutaire pour le développement de l’Afrique. Cette organisation a mis en place des programmes d’alphabétisation, d’éducation et de formation des jeunes et des adultes dans le monde et sur ce continent, programmes dont l’utilité n’est plus à démontrer, comme l’atteste le récent Programme sur l’holocauste « pillier de la lutte contre l’ignorance et les préjugés » , sans oublier les génocides . Pour nous, qui vivons dans une situation de traumatisme suite aux effets destructeurs de la guerre, ces récents programmes pourraient se révéler salutaires dans la lutte contre d’éventuelles situations polémogènes, connaissance qui, comme vous l’avez tout récemment souligné, « participera à une véritable culture de la paix ».
S’agissant de la formation, cet idéal s’est symbolisé par la promotion des chaires UNESCO, et surtout par la Convention d’Arusha du 5 décembre 1981, portant sur la reconnaissance des études, des certificats, diplômes, grades et autres titres de l’enseignement supérieur dans les Etats de l’Afrique. Aussi, l’action de l’’UNESCO a-t-elle été décisive dans la mise en place d’un nouvel ordre dans l’information et la formation afin de réduire le déséquilibre entre les pays du nord et ceux du sud, en mettant l’accent sur l’éducation et la formation dans les pays du Sud. Dans cette même optique, sans vous l’apprendre, l’Université est devenue particulièrement en Afrique le lieu où se forme l’élite intellectuelle. Elle prépare à travers ses diverses formations, la majorité de l’intelligentsia en dispensant des savoirs en accord avec les exigences futures quant au développement des pays. L’Etat, à travers ce lieu de cultes et de savoirs met en œuvre des moyens nécessaires s’agissant de la formation de ses cadres afin de répondre aux défis de développement auxquels il fait face.
Cependant, s’agissant de la Côte d’ivoire, l’université, ces derniers temps sous les autorités actuelles, ne répond plus à ces exigences. Un fait atteste cette situation : il s’agit de la fermeture de toutes les universités publiques du pays après leurs destructions par la rébellion armée au cours de la guerre qui a secoué le pays en 2011. Cette situation qui jette dans la rue de nombreuses générations de bacheliers et d’étudiants issus de familles démunies, qui, à la différence des nantis, ne peuvent poursuivre leurs études sous d’autres cieux, engendrant une véritable distorsion quant au respect du principe d’égalité des citoyens dans le domaine de l’éducation.
Tout en attirant votre attention sur la question, nous déplorons le fait que ces différentes situations perdurent, alors que les dirigeants actuels de la Côte d’Ivoire disposent de moyens conséquents pour y mettre rapidement fin. Or ces différentes situations constituent des variables explicatives de la léthargie et du sous-développement récurent, quant à la question développementaliste qui attend la Côte d’ivoire, et relègue aux calendes grecques tous les objectifs essentiels liés à cette question. Nous tenons à préciser que cette situation générale, qui se caractérise par la perte de sens de la formation et de l’éducation, met en danger notre devenir en ruinant les espoirs de développement, situation non seulement dommageable pour le pays, qui engendre l’incapacité subséquente de faire face aux défis du développement et de la reconstruction d’une part, mais qui plonge d’autre part le pays dans des incertitudes et gouffres sans fin. Il s’agit de libérer les énergies créatrices en Côte d’ivoire en donnant à tous ceux qui le méritent la chance de développer leurs potentiels, en mettant fin à ce génocide intellectuel.
Face à l’acuité de cette question, nous vous demandons de peser de tout votre poids, en œuvrant à ce que, l’école dont l’enseignement supérieur est l’étendard, retrouve en Côte d’ivoire toutes ses lettres de noblesse. Par conséquent, nous vous demandons d’œuvrer à la réouverture des Universités, conformément aux principes défendus par l’UNESCO, qui apporte à tous les Etats membres des aides conséquentes en matière d’éducation et de formation. Si cette situation n’est pas rétablie, nous serons dans l’obligation d’occuper le siège de l’UNESCO, jusqu’à ce que l’Université en Côte d’ivoire retrouve tous ses droits.
Considérant que vous avez mesuré l’ampleur du problème ci-évoqué succinctement et perçu l’urgence de votre action dans le sens que nous souhaitons, nous vous prions d’agréer, Madame, l’expression de notre considération distinguée.
Pour le Bureau politique du COPACI
(Courant de Pensée et d’Action de Côte d’Ivoire)
Jonas Zadi
Porte-parole du Parti







merry christmas
11:28
Ne soyez pas surpris par cette décision! Elle est purement politique et stratégique. Les actuels gouvernants savent que la force d'un pays est liée à son niveau d'instruction et de plus le socle du FPI est: les profs. et étudiants avec en trait d'union les cadres issus de ces grandes écoles et universités. Alors, fermer les universités est pour eux le seul moyen qu'ils ont trouvé pour contrôler le pays avec l'aide de journaux qui nom que leur titre.
13:05
Cette décision politique de tuer la intelligenstia ivoirienne vient d’être même soutenue par un sarcasme d’une autre époque. On invite des étudiants à se porter volontaire pour la reconstruction et l’embellismant de “leur structure” (voir abidjan.net) FOUTAISES SUR FOUTAISE!
Mais il faut s’y attendre,la fermeture des universités publiques ne crééra qu’UN EFFET BOOMERANG.
13:21
sa ne va rien changer
21:35
Vous savez, pour moi le ADO rime avec GENOCIDE INTELLECTUEL. Rappelez en 1990 lorque ADO etait premier ministre, il fermet les Universite, ADO president c'est une suite logique. Malgre son doctoral d'un autre temps, ADO, a une crainte innoui des vrais intello