ATTAQUES ARMEES DES MEETING DU FPI PAR LE POUVOIR OUATTARA

Attaque du meeting FPI

INTRODUCTION

Depuis l’avènement au pouvoir du président Alassane Ouattara, il ne cesse de prôner la réconciliation et la démocratie. A la pratique, les actes posés vis-à-vis de l’’opposition démocratique sont aux antipodes des déclarations. Pour preuves, il convient de citer entre autres l’interruption unilatérale du dialogue républicain avec l’opposition  démocratique, la mise en place d’un parlement « monocolore » après avoir astucieusement « chassé »  le FPI de la compétition, l’insécurité ambiante orchestrée par les FRCI et l’empêchement des manifestions pacifiques de l’opposition. Le Front Populaire Ivoirien, foncièrement attaché à la démocratie ne saurait se faire complice des dérives antidémocratiques insidieuses qui se mettent en place, en se taisant. C’est pourquoi, il a décidé de porter à la connaissance de l’opinion publique nationale et internationale la duplicité du président Ouattara, de son gouvernement et du parti dont il est issu (RDR). Dans ce  registre, il  nous parait important de parler des difficultés de l’opposition démocratique à s’exprimer à travers des manifestations publiques reconnues par la constitution. Le dernier évènement est le meeting du 21 janvier 2012 à la place Ficgayo (commune de Yopougon) où les participants ont essuyé la barbarie du RDR et des miliciens pro Ouattara. Pour mieux appréhender cette grave atteinte aux libertés, nous présenteront d’abord les meetings organisés par les structures de base ou les personnalités du FPI, ensuite le rassemblement du 21 janvier 2012,  une analyse des méthodes du pouvoir tout en dégageant les enseignements essentiels et enfin nous donnerons les positions du FPI.

I-  APERÇU  CHRONOLOGIQUE DES MANIFESTATIONS DU FPI ET LES METHODES DE PERTURBATIONS ORCHESTREES PAR LES SOUTIENS DU POUVOIR OUATTARA.

La première manifestation publique du FPI après la prise du pouvoir par le président Ouattara s’est tenue à Abidjan le 04 septembre 2011, dans la commune de Koumassi (prodomo) à l’initiative de l’honorable YAO Yao Jules, Député élu de cette commune. Ce premier meeting n’a connu aucune perturbation, permettant aux militants du FPI de s’exprimer librement sur l’actualité politique nationale. Toutefois, dès le lendemain, une déclaration de presse, de monsieur Ahmadou Amadou Soumahoro, secrétaire général du RDR  (parti dont M Ouattara est président), par ailleurs, Ministre-conseiller du chef de l’Etat pour les Affaires politiques, annonçait à la face de toute la Côte d’ivoire et du monde, sa décision d’empêcher les meetings de l’opposition qu’il qualifiait d’arrogants. Depuis ce jour, nous enregistrons des perturbations très violentes  des manifestations publiques du FPI, ainsi décrites ci-dessous.

1/ le samedi 08 octobre 2011,  dans la commune de Koumassi (grand campement).

Un meeting du FPI  a été attaqué par les militants du RDR et les éléments  des FRCI. Munis de pierres, d’objets concordant, d’armes blanches  et d’armes à feu, ils ont causé de nombreux dégâts corporels (plusieurs participants blessés) et matériels (des véhicules endommagés et la logistique détruite). Aucune condamnation n’a été enregistrée du côté du pouvoir, encore moins une enquête diligentée pour en déterminer les auteurs et les traduire devant la justice.

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2/ le samedi 15 octobre 2011, dans la commune de Yopougon (place CPI).

La jeunesse du FPI, conduite par son Secrétaire National, a été brutalement empêchée d’organiser un meeting pour lequel toutes les formalités requises avaient été remplies par les organisateurs. Dans ce cas de Yopougon, l’on peut déplorer le jeu double de l’ONUCI qui a aidé les autorités dans leur forfait.

3/ le samedi 12 novembre 2011, dans la ville de Bonoua (place Amangoua).

Les FRCI ont réprimé dans le sang, un rassemblement pacifique des militants du FPI/CNRD. Ici également, de nombreux dommages corporels  et matériels ont été  enregistrés. Les nouvelles autorités  sont demeurées à nouveau de marbre.

4/ le dimanche 13 novembre 2011, dans la commune de Port-Bouët (Place Laurent GBAGBO).

 Les FRCI, appuyés par les jeunes du RDR se sont attaqués violemment aux militants du FPI, rassemblés pour un meeting. Comme toujours, l’on a enregistré plusieurs blessés et d’importants dégâts matériels. Etc.

Cette liste des violences exercées par le pouvoir  sur les militants du FPI voulant jouir de leur liberté d’expression n’est pas exhaustive. Elle montre au moins une chose : la volonté des nouvelles autorités de briser l’opposition. Cette attitude est d’autant plus incompréhensible que pour chaque manifestation, les démarches administratives requises sont réalisées par les organisateurs en informant les autorités administratives et policières et en sollicitant la sécurisation de ces réunions conformément à la loi. Pour chaque manifestation, l’attitude des nouvelles autorités est invariable : pas de condamnation, pas d’enquêtes, pas de compassion. Au contraire, on enregistre au mieux des cas, de l’indifférence, sinon, c’est généralement des encouragements à agresser les manifestants.

Le dernier acte d’agression dont nous avons été victimes date du 21 janvier 2012, lors du meeting organisé par la Direction du FPI,  à la place Ficgayo (commune de Yopougon) dont les péripéties sont présentées ci-dessous.

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