Une fois n’est pas coutume: Je suis d’accord avec Affi, cette fois-ci!

C’est indiscutable que Affi est fidèlement dans les traces de Gbagbo, en s’engageant dans des élections régentées par une loi constitutionnelle dont il avait prétendu n’être pas “concerné”….

Car, “Gbagbo avait effectivement participé, en 1990 et en 1995, aux scrutins” législatifs, dans les mêmes conditions.

Oui, une fois n’est pas coutume, je suis d’accord avec Affi :

Je suis, pour une fois, d’accord avec Affi, parce qu’en 1990, lorsque Gbagbo participait au scrutin législatif, il y avait des ivoiriens, et notamment le Secrétaire général du Fpi, qui se trouvait déporté, par Houphouet, à la Cpi….

Parce qu’en 1990, lorsque Gbagbo prenait part à ce scrutin, plusieurs cadres du Fpi et des centaines d’ivoiriens, militants ou sympathisants du Fpi, croupissaient dans les prisons de Houphouet, depuis 6ans, certains à la demande pressante de lui, Gbagbo.

Parce qu’en 1990, Gbagbo avait participé à ce scrutin avec les comptes bancaires et les biens corporels de ses militants illégalement confisqués par Houphouet….

Parce qu’en 1990, Gbagbo était en campagne des législatives avec plusieurs centaines de milliers d’ivoiriens, ses potentiels électeurs, devenus habitants des camps de réfugiés dans plusieurs pays du monde….

Parce qu’en 1990, Gbagbo avait fait passer par pertes et profit l’anéantissement, par Houphouet, des acquis démocratiques de plus de 20ans, tels, une Cei grossièrement déséquilibrée, et toujours dirigée par un individu ayant occasionné une guerre meurtrière en Côte d’Ivoire, la remise en cause occasionnelle du sacré bulletin unique, devenu subitement et illégalement bulletins multiples, à l’occasion d’un important scrutin comme le référendum…etc.

Oui, Affi fait textuellement comme Gbagbo avait fait en 1990, parce qu’en cette année-là, lorsque Gbagbo avait perdu les présidentielles, face à Houphouet, par fraude, ledit Gbagbo s’était empressé de féliciter Houphouet de l’avoir frauduleusement spolié de sa victoire…

Parce qu’après ce scrutin, Gbagbo avait offert de faire des cadres du Fpi, des membres du gouvernement frauduleux de Houphouet…

Parce que Gbagbo était très intéressé par une nomination, par décret d’Houphouet, ès-qualité de chef de l’opposition…

Qu’après avoir boycotté activement les présidentielles en 1995, sous Bedie, afin que les conditions démocratiques soient réunies, Gbagbo qui avait participé à un Comité Central du Fpi, et s’était soumis à sa résolution portant participation aux législatives subséquentes, n’avait tenu aucun compte, lors dudit Comité Central, de la situation des responsables du Fpi transférés par Bedie, à la Cpi, de celle de ceux détenus au plan national depuis plusieurs années, des biens des militants illégalement confisqués, et de la situation des centaines de milliers d’exilés, ses potentiels électeurs…

Et, si on faisait simple, au lieu de comparer des choses opposées, comme le jour et la nuit ?

“Faire simple”, ne consiste-t-il pas, pour Affi, d’être lui-même, et de cesser de soulager sa propre conscience, en faisant croire qu’il est le parfait imitateur de Gbagbo, qu’il est celui qu’il n’a jamais été, et qu’il ne sera point, dans la présente incarnation ?

Ca fait pitié, et c’est très malhonnête tout ça !

Le jour est presque levé, et les ténèbres ne paient rien à plier bagages pour disparaître !

Tchedjougou OUATTARA

More from us